La guerre froide jusqu’en Formule 1

L’Union soviétique (URSS) était une république fédérale construite autour de la Russie, avec également l’Ukraine et la Biélorussie comme république. Mû d’un régime autoritaire, la « démocratie-populaire » en URSS et l’économie planifiée ce son retrouvée en compétition avec les démocraties parlementaire et le capitalisme dès sa création en 1922 jusqu’à sa disparition en 1991.
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde est coupé en deux blocs, un dominé par les États-Unis d’un côté et l’autre par l’U.R.S.S. de l’autre. C’est le début de la guerre froide. Une « Guerre » aussi bien militaire, mais pas directement, comme en Corée ou au Viêtnam, que dans tous les domaines de la vie courante et technologique. Les Soviétiques enverront le premier être vivant dans l’espace, un chien, les Américains le premier homme sur la lune.

Le sport ne fait pas exception à la lutte entre les deux blocs y compris la monoplace et la F1. Les Américains dominent sur ovale et avec leurs monoplaces la célèbre course des 500 miles d’Indianapolis, alors que les Européens de l’Ouest, la Formule 1 est la discipline automobile la plus populaire avec une seconde division, la Formule 2 très relevé.

Les Soviétiques sont désireux d’affronter leurs adversaires également sur la piste. La marque Moskvitch présente au début des années 60 la GD-1 GR. Elle devait être aligner en championnat du monde de Formule 1, mais devant la tension politique, elle ne courut que dans le championnat local de Formule Libre en URSS réunissant différentes monoplaces et couru que sur deux ou trois circuits existant.

En 1967, Khadi présente sa « 8 », propulsées par un moteur huit cylindres de 340 chevaux. La Khadi-8 ne sera pas non plus aligné en championnat du monde de formule 1 malgré le désir du gouvernement et restera à rouler en URSS.

Championnat d’URSS de « F1 »

Khadi tente une nouvelle approche en 1972, avec la Khadi-10, la faiblesse de l’ensemble ne convainquit pas les autorités sportives de la F1 à accepter cette voiture. Le châssis n’était que le châssis Khadi-8 mis aux normes de 1972 et le moteur ne produisait que 250 chevaux de puissance alors que ses concurrents de l’époque étaient à 500 chevaux. La monoplace resta rouler en Union Soviétique, le championnat fut remporté par le Russe Yuri Terenetski sur Moskvich G5.

La saison suivante, un autre constructeur soviétique frappe à la porte de la F1, Madi avec sa Madi-01 GAZ. Inspiré de la Lotus 72, la voiture semble bien conçu, en revanche le moteur GAZ-21 ne fait que 125 chevaux pour une vitesse maximal de 204 km/h bien loin des capacités des Formule 1, y compris des moins performantes. La encore la voiture restera rouler derrière le rideau de fer.

L’U.R.S.S arrivera finalement à mettre un pied en F1 en devenant en cours de saison 1990, actionnaire via la société PIC (Pilowski I.C.), de l’équipe Life Racing, rebaptisée pour l’occasion Life-PIC. Sur le capot moteur de la Life L190 apparaît le nom de Life avec le drapeau Italien à côté de PIC et celui de l’U.R.S.S.. L’arrivée de l’U.R.S.S. en F1 sera très bref, la Life L190 à moteur W12 Rocchi ne parvenant pas à ce pré-qualifié tout au long de la saison. L’écurie italienne disparaissant du paysage de la F1 à la fin de l’année 90.

La dissolution de l’Union soviétique sera prononcée en décembre 1991.

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