Coloni Motorsport, écurie, constructeur de Formule 1, organisateur de championnat et préparateur

Fondée en 1982 par Enzo Coloni, l’écurie participe en 1983 au championnat italien de Formule 3, avec Alex Caffi, Ivan Capelli et Nicola Larini comme pilotes. Coloni termine à la seconde place du championnat italien de F3 en 83 et 86.

Enzo Coloni fait débuter son écurie en Formule 1 en 1987 avec comme objectif de faire aussi bien qu’Enzo Osella. Les moyens financiers étant maigre, le développement de la première F1 Coloni la FC 187 sont minimum. Le châssis est très lourd et le V8 Cosworth à la peine. Les saisons 87 et 88 voient les non-qualifications et non-pré-qualifications s’enchaîner. Les FC 187, FC 188 et FC 188B ne prennent part qu’à 9 Grand Prix. Le meilleur résultat, une 8e place au Canada en 1988 par Gabriele Tarquini.

Coloni qui a réussi a bien figurer en championnat d’Italie de Formule 3 refuse de rester sur un échec. En 1989, il débauche Christian Vanderpleyn de chez AGS pour qu’il conçoive la FC 189 propulsée par un Ford-Cosworth V8 DFR. Avec Vanderpleyn arrive également le pilote brésilien Roberto Moreno, ancien pilote AGS, et pilote essayeur Ferrari en 88. 89 semble devoir être meilleur que les deux saisons précédentes. Enzo Coloni commet cependant l’erreur d’engager une seconde voiture pilotée par Pierre-Henri Raphanel sans avoir la fourniture gratuite des pneus Pirelli. Cette dépense supplémentaire va énormément peser sur le budget et surtout sur le développement. Résultat aucun des pilotes Coloni ne se sortira des pré-qualifications.

Une vie difficile en Formule 1 pour Coloni

À la surprise générale, Coloni décide de poursuivre l’aventure en 1990 avec le motoriste Subaru qui arrive en F1. Subaru s’est associé à Coloni en prenant 51 % des parts de l’écurie. Subaru n’a aucun moteur pour la saison 90, le motoriste décide donc de faire sous-traiter à Motori Moderni la conception et le développement de son moteur. Carlo Chitti, propriétaire de Motori Moderni engagé dans les années 80 comme motoriste avec Minardi, conçoit un Flat 12 « Subaru » pour le début de la saison. Subaru espère pouvoir concevoir en cours de saison son propre V12 maison.

Roberto Moreno partis chez Eurobrun, Coloni le remplace par Bertrand Gachot, les Pirelli sont remplacé par des Goodyear et ayant retenu la leçon de 89, Coloni décide d’engager qu’une seule voiture, la FC 189B. Le début de saison est catastrophique pour l’équipe, Gachot ne parvient pas à se pré-qualifier. Subaru conscient du raté complet de son entrée en F1 et ne voulant pas ruiner sa réputation sportive jette l’éponge, rembourse les frais à Coloni et quitte la F1. Coloni retrouve donc pour le reste de la saison un V8 Ford-Cosworth au sein d’une FC 189C pour l’occasion. Gachot réussis à franchir à deux reprises les pré-qualifications en Belgique et en Italie pour échouer ensuite en qualifications.

En 1991, Gachot trouve refuge chez Jordan, Coloni lance sa C4 une légère évolution de la poussive FC 189C. Pedro Chaves, fils du directeur de la fédération portugaise de sport automobile, est recruté pour piloter. Chaves n’arrive pas les mains vides, il apporte avec lui l’argent des grandes entreprises portugaises comme Vins Mateus et Pétrole Galp. Malgré cela, le budget de l’écurie se situe plus au niveau d’une écurie moyenne de Formule 3000. La saison risque d’être du même niveau que les précédentes. Ni Chaves, ni Hattori qui le remplace pour les deux derniers GP de la saison, n’arriveront à qualifier la voiture. Coloni découragé et sans un sous revend son écurie au créateur de mode italien Sassetti, Andrea Moda est né, la nouvelle écurie engagera une version B de la Coloni C4 pour le début de la saison 1992 dernière apparition d’une Coloni en Formule 1.

Retour dans les formules de promotions pour Coloni

En 1991 Coloni retourne en Formule 3, dans cette catégorie l’écurie à les moyens financiers pour bien figurer. Paolo Coloni, le fils d’Enzo Coloni, termine 2e des Marlboro Master F3 en 1993, puis Gianluca Pagliacci en 1995.

En 97 Coloni s’engage en F 3000 international et fait également des courses en F 3000 Italiennes. L’écurie confirme sa compétitivité dans les disciplines inférieures à la F1, Oliver Tichy terminer 2e à Jerez, Dino Morelli remporte la course à Imola en 99 et Giorgio Pantano écris le meilleur résultat de Coloni en F 3000 en terminant vice-champion en 2002. Ricardo Sperafico fera de même en 2003.

En 2004 Coloni remporte le championnat de F3 Italie avec Toni Vlander. En 2005, la F 3000 laisse sa place aux GP2 series, Coloni s’engage dans ce nouveau championnat tout en décidant de participer au championnat de F 3000 Italie/Euroseries3000. En 2006 Coloni Motorsport et Fisichella Motorsport fusionnent pour donner naissance à FMS International. La fusion des deux structures roule en F 3000 Euroseries et en GP2 series. En 2010 Paolo Coloni reprend le contrôle complet de la structure qui reprend le nom de Coloni Motorsport. La petite scuderia italienne continuera à courir en GP2 series jusqu’à la fin de la saison 2012.

Coloni, promoteur d’un championnat et préparateur

C’est en 2005 qu’Enzo Coloni via Coloni Motorsport devient organisateur du championnat Italien de Formule 3000, qui prendra le nom d’Auto GP en 2010. Dans un premier temps, Coloni Motorsport conserve les Lola B02/50 à moteur Zytek utilisées jusque-là en F 3000 Italie / Euroseries. En 2009, Coloni fait l’acquisition pour son championnat des anciennes Lola B05/52 du championnat A1 Grand Prix, la motorisation reste un V8 atmosphérique Zytek. Quand la F 3000 Italie cède définitivement sa place à l’Auto GP en 2010, Coloni qui était organisateur et en même temps participant via sa collaboration avec FMS Internationnal, décide, suite à la disparition de cette entité, de ne conserver que le rôle d’organisateur et de préparateur au sein de l’Auto GP.

À partir de 2013, Coloni Motorsport s’étant retiré de la GP2 series, n’est plus qu’organisateur/préparateur en Auto GP. Les courses d’Auto GP se courent en levé de rideau du championnat du monde de WTCC (tourisme) ou Blancpain GT Series. Malgré le fait d’être une course support d’évènement important, d’un coût relativement faible d’engagement par rapport à la GP2 ou à la Formule Renault 3.5 (Formula V6 aujourd’hui), le championnat séduit de moins en moins les équipes et pilotes qui lui préfèrent la nouvelle Formule 4 ou la Formule Abarth en Italie. Le nombre d’engagés ne cesse de baisser d’année en année, 15 en moyenne à ses débuts, 10-12 en 2012-2014.

La saison 2015 est catastrophique, seulement 9 voitures lors de la manche d’ouverture en Hongrie, puis seulement 8 en Grande-Bretagne à Silverstone. Le faible nombre d’engagés contraint Enzo Coloni à annuler l’édition 2015 du championnat, les deux courses disputées étant considérée hors-championnat.

Le fondateur de Coloni espère rebondir en 2016, les moteurs Zytek seront dès lors confiés à Gibson pour leur entretient afin de réduire les coûts d’engagement. La première manche à Adria en Italie, hélas, démontre que la situation vue en 2015 n’a pas évolué, seulement 7 voitures engagées par quatre équipes. Dès la seconde manche, Enzo Coloni décide de faire courir ce qu’il reste de son championnat au sein du Championnat Boss GP qui regroupe des monoplaces allant de la Formule 1 et Indycar à des Formule 3000 et GP2. L’Auto GP, sera dès lors calqué sur le calendrier du Boss GP, les équipes engagées au sein de ce championnat. Mais le titre Auto GP est néanmoins attribué en fin de saison à Luis Michael Dörrbecker. Coloni Motorsport a préparé l’ensemble des voitures tout au long de la saison 2016.

Retour à la compétition en partenariat avec PS Racing, une nouvelle Coloni en construction

C’est ainsi qu’en 2017, l’Auto GP est transformé en préparateur géré entièrement par Coloni Motorsport qui aligne une Lola/AutoGP-Gibson pour l’équipe PS Racing et son pilote Mahaveer Raghunathan en Boss GP et également une voiture dans le championnat italien de Formule 4 pour Diego Bertonelli et l’équipe ADM Motorsport. En plus de l’engagement d’une voiture en F4 italie et de la préparation de l’Auto GP du PS Racing pour le Boss GP, Enzo Coloni et son fils Paolo viennent d’ouvrir la « Scuola Piloti Coloni Motorsport », une école de pilotage qui propose en plus des courts théoriques et simulateurs, des tours de piste sur le circuit de Magionne avec une F4 et des Auto GP (Lola B05/52-Gibson).

Depuis 1983, Coloni Motorsport a toujours réussi à s’adapter, à se transformer pour rester au plus prêt du sport et des pilotes. Courant 2017, Coloni sortira la FAx2 une Lola Auto Gp modifiée en bi-place.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s