Interview Alexandre Verdier

Autosport Network a pu poser des questions à Alexandre Verdier un jeune pilote tricolore pleins d’avenir. Après un début de carrière en karting prométteur et un test en Formule Renault, Alexandre c’est redirigé vers le GT comme beaucoup de pilotes. La monoplace demande des budgets collossaux par rapport au GT. Les Blancpain GT Series, la Porsche CUP et bien sur les 24H du Mans nous montre que le GT n’a rien à envier à la Formule 1 côté baguarre et pilotage.

Bonjour Alexandre, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour à tous ! Alors voilà, je m’appele Alexandre Verdier, j’ai 23 ans. Je suis originaire de Nice et je suis actuellement à Bourges. Je viens de sortir d’un BTS Management des unités commercial et je vais intégrer une licence en marketing. Les études n’ont vraiment rien à voir avec ma passion (rire)

Quel a été ton parcours en sport automobile ?

En sport automobile, j’ai un parcours assez atypique. Contrairement aux autres de mon âge, qui possède un palmarès plus qu’élogieux, moi, je me suis vraiment centré sur l’apprentissage. Mes parents, ne partagent pas ma passion, je me suis débrouillé seul pour me financer le karting. En faisant des petits boulots. J’ai participé à quelques courses non-officielles dans le but de m’améliorer.

Ensuite, je suis devenu militaire de réserve sur la Base aérienne 702 d’Avord et j’avais un contrat étudiant à la Fnac et contrairement aux autres jeunes de mon âge qui dépense leur argent dans les soirées, moi, je le dépensais dans les voitures. L’achat de mon équipement, des stages de pilotage et bien d’autres choses tous ça dans le dos de mes parents pour éviter de me faire réprimander. Ils me considèrent à ce jour encore un grand rêveur et jugent inutile le fait de tourner en rond sur un circuit…

À partir de 19 ans j’ai commencé à me projeter d’avantage dans le milieu. J’ai essayé d’avoir des contacts et je suis monté dans une monoplace pour la première fois. C’était une formule Renault. C’était une expérience vraiment extraordinaire. Avec des sensations hors du commun.À partir de 19 ans, j’ai commencé à me projeter d’avantage dans le milieu. Mes premiers tours ont été « casse-gueules ». J’étais vraiment brutal sur les pédales. Puis j’ai gagné en expérience. Ça m’a aussi permis de grandir intérieurement. Je suis un garçon qui à très peu confiance en lui et qui a du mal à faire confiance aux autres. Et le sport auto, c’est un sport d’équipe. On est seul derrière le volant, mais il y a toute une équipe derrière nous.

Mais je n’avais pas réellement l’objectif de devenir pro un jour. Surtout que lorsque je regardais le compte en banque ça me rappelais durement la réalité. Je ne suis pas issu d’un milieu de riche et que même si j’ai peut-être du talent, jamais j’aurai accès à ce milieu. Puis un jour, je crois que c’était en mai 2015. Je me suis éclipsé une journée au circuit du Mans pour faire un stage qui m’a vraiment mis une claque dans la figure. J’ai fait mes premiers tours de roue sur les proto. Et là, ça a été une bouffée d’air, un coup de booste inégalable ! Et quand j’en suis sortie, les gens m’ont donné des contacts et m’ont dit cette phrase « Si tu veux essayer d’être pro en GT, ne perds plus ton temps, c’est maintenant qu’il faut te faire remarquer ou jamais ! »

Quels sont tes projets pour les années à venir ? As-tu d’autres aspirations en termes de compétition automobile ?

Je me suis mis à rechercher d’avantage d’infos. Comment rentrer, qui contacter, quel parcours effectuer. Puis j’ai participé à ma première course d’endurance en karting à Magny-Cours. Bon on était très bien partie à la fin de mon premier relais, mais un ami avec qui je roulais à pris une pénalité donc on est descendu méchamment dans le classement. Puis en novembre 2016, j’ai pris contact avec une écurie de Mitjet. Ils m’ont expliqué comment procéder et avec l’aide de deux amis, j’ai monté mon premier dossier de sponsoring. J’ai eu du soutien de mes amis et d’une partie de ma famille. Et j’ai fait mes roulages d’essais.
Mais le chèque de caution m’a freiné psychologiquement dans mes essais. Quand on est étudiant, ça calme vite (rire). Puis l’un de mes partenaires, m’a dit de passer sur une catégorie au-dessus et j’ai recherché des contact puis je me suis rappelé que mon ami Gautier EBEL roule super bien en karting et qu’il roule en Porsche et tout naturellement, je me suis tourné vers lui et il a accepté ma proposition qui est de rouler en GT4. Gautier a des contact nous n’avons pas eu de difficultés à trouver une belle Porsche Cayman GT4 CLUBSPORT. Qu’on va voir vendredi à l’occasion des Porsche Day à Magny-Cours.

Du coup voilà mes projets, mais ce sont aussi les projets de Gautier. Donc en gros, pour répondre à la question, nos projets pour les années à venir, c’est tout d’abord, de réaliser une saisons complète en GT4 CLUBSPORT pour continuer à apprendre, à progresser et à mieux se connaître, de mon côté j’envisage une Porsche Cup. Mais notre finalité est de participer aux 24h du Mans. Nous sommes déterminés et travailleurs. Je sais que nous nous complétons à merveille. Nous pouvons profiter du savoir faire de chacun pour combler nos lacunes. Encore une fois ça montre le côté, sport d’équipe.

Quelle est ta discipline favorite ?

Je ne vous cache pas que j’aime la Formule 1. Il y a de la stratégie et de l’adrénaline. Dommage que l’argent soit prédominant. Je pense à Stroll, qui roule grâce à l’argent et sans argent il ne serait pas là. Et j’en passe. Je supporte bien évidemment, Romain Grosjean. Mais surtout Esteban Ocon. C’est une véritable pépite ! Et il ne se prend pas pour « je ne sais quoi » il est talentueux ! Je suis vraiment friand de course d’endurance. Je regarde particulièrement les courses du championnat WEC. Dans les catégories LMP1, je supportais Porsche et en LMP2, je supporte ALPINE. D’autant plus que l’écurie est basée à 2km de chez-moi ! Et en GTE PRO, je suis pour ASTON MARTIN.

 

Merci Alexandre, pour ton temps, toi qui gère seul ta carrière, nous suivrons avec intérêt ta saison en GT4 CLUBSPORT et tout tes projets en sport auto.

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