Automobiles Gonfaronnaises Sportives

Automobiles Gonfaronnaises Sportives (AGS) est né en 1969, son créateur Henri Julien est un ancien pilote de course. AGS va écumer les circuits en formule renault, puis en Formule 2. En 1984, avec la disparition de la F2 prévue pour 85 remplacée par la F3000 plus chère, germe l’idée de Formule 1 dans l’esprit d’Henri Julien.

C’est chose faite en 1986, AGS fait son entrée en championnat du monde de Formule 1. Le budget est limité, le personnel également, 7 mécanos seulement. Ivan Capelli réussit l’exploit de qualifier la voiture lors des deux Grand Prix de participation de l’équipe lors de cette saison 86. Chez AGS, on a de grands espoirs pour 87.

Henri Julien ne veut prendre aucun risque, la voiture de 87 est une évolution de celle de 86 qui est relativement bien né, il troque son V6 Turbo Motori Moderni peu fiable pour un V8 Ford-Cosworth peu chère et fiable. Pascal Fabre réussis à qualifier sa monoplace à 11 reprises en fond de grille. Pour les deux derniers Grand Prix de la saison, il est remplacé par Roberto Moreno, ce dernier réussis l’exploit de décrocher la 6e place synonyme de point en Australie.

Philippe Streiff, est derrière le volant de la nouvelle AGS en 88, évolution du châssis de 87 simple et efficace. Avec plus de moyens AGS pourrait jouer les points régulièrement.

Pour 1989, Henri Julien voit grand, il vend son écurie à Cyril de Rouvre, une nouvelle usine avec un circuit privé est construite. Une seconde voiture est prévue pour la saison, elle sera confiée à des pilotes payants. La saison commence mal, Philippe Streiff est accidenté et reste paralysé lors d’essais de pré-saison au Brésil. Il est remplacé Yannick Dalmas. AGS a vu trop grand, les pilotes ont du mal à ce sortir des qualifications voir même des pré-qualifications. Gabriele Tarquini réalisera tout de même l’exploit de marquer 1 point au Mexique, ce sera le dernier de l’équipe. C’est peu pour une équipe qui a beaucoup investit.

La situation devient critique en 90, De Rouvre est obligé de s’associer avec l’équipe Oreca pour survivre. Oreca est engagé en F3000. Hugues de Chaunac patron d’Oreca devient Directeur Sportif d’AGS en F1. La nouvelle voiture s’avère encore moins performante que sa devancière. Gabriele Tarquini et Yannick Dalmas restent fidèles à l’écurie. Ils n’arriveront à qualifier leurs voitures qu’à huit reprises à eux deux.

91 signe la pire saison d’AGS, 3 voitures seront construites, mais malgré ça l’écurie ne participera qu’à 3 courses, le reste du temps les pilotes restant coincé en pré-qualifications ou en qualifications. De Rouvre trouvant que l’aventure lui a coûté bien chère pour peu de résultats revend l’écurie à deux hommes d’affaires italiens. En fin de saison AGS est retiré du championnat de F1.

AGS reste dans le monde de la F1, la nouvelle direction de l’écurie a l’idée d’utiliser les voitures et le matériel F1 pour organiser des stages de pilotage F1 à partir de 92 sur son circuit privé. AGS est devenu aujourd’hui l’un des acteurs majeurs des stages de pilotage F1 en France.

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Ce contenu a été publié dans Sport Auto, Voiture par Camille Oger, et marqué avec , , , . Mettez-le en favori avec son permalien.

A propos Camille Oger

Fan de F1 depuis ma plus tendre enfance, je découvre la Scuderia Minardi en 1997, une rencontre qui se transforme en histoire d'amour. De cet amour naît le site les minardistes portail francophone officiel Minardi en 2004. Blogueur à mes heures perdues, pilote karting, et auteur du livre Formula Uno, dans l'ombre de Ferrari.

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