Mclaren venu de Nouvelle-Zélande

La saison 2018 sera l’année du changement pour Mclaren après avoir changé de direction, Ron Dennis est parti de la direction de l’équipe et du groupe en 2016 tout en restant actionnaire jusqu’en juin 2017, Mclaren change de motoriste en F1. La collaboration avec les Japonais de Honda ayant tourné à la bérézina, c’est vers le Français Renault que se tourne la marque britannique. Mclaren cherche à remonter son image après la perte de « puissance » en Formule 1 et le changement de leadership au sein du groupe. Retour aux 500 miles d’Indianapolis, programme endurance renforcé comme en Blancpain Sprint Series avec dans l’idée de revenir en championnat du monde (WEC) dans les années à venir. Côté route, Mclaren présente la 720S en 2017 pour succèder à la 650S et annonce la « Senna » pour 2018. Retour sur l’histoire de cette marque légendaire.

Bruce Mclaren après avoir piloté pour Cooper en Formule 2 et Formule 1 décide comme son ancien coéquipier et mentor, Jack Brabham, de monter sa propre écurie de courses.

Bruce McLaren Motor Racing Ltd est fondée pendant l’hiver 1963-1964. L’écurie engage d’abord des Cooper dans le championnat de Formule Tasmane en Australie pendant l’intersaison de la F1. Il est rejoint à la tête de l’équipe par Teddy Mayer, ancien manager de son jeune frère Tim Mayer décédé au volant d’une Cooper de l’équipe Mclaren en 64 lors d’une séance d’essais de Formule Tasmane. Mclaren élargit ses activités au championnat américain d’endurance.

C’est en 1966 que Bruce Mclaren décide de concevoir sa propre Formule 1, la M2B, ainsi qu’un prototype CanAm. Si en CanAm Mclaren domine la concurrence en Formule 1, c’est plus difficile, en cause le moteur, d’abord équipé d’un V8 Ford issu de l’endurance puis d’un V8 Serenissima, le manque de puissance de ces moteurs ce fait sentir dans les performances de la voiture. En 1967 Mclaren, signe ensuite un contrat avec BRM pour la fourniture d’un V12. Ce dernier ne sera pas livré à temps et Mclaren doit se contenter du V8 BRM peu puissant.

La saison 1968 voit les premiers succès arriver pour l’équipe Mclaren F1, correctement propulsée par un V8 Ford-Cosworth, le patron-pilote, Bruce Mclaren, décroche la première victoire de son écurie en Belgique. Puis c’est au tour de Denny Hulme de décrocher deux victoires cette saison.

La saison 1969 sera moins bonne avec une seul victoire décrocher lors de la dernière course de la saison par Denny Hulme. En cause le développement d’une 4 roues motrices F1 qui n’a jamais fonctionné correctement et le programme endurance à gérer à côté.

La saison 70 tourne au drame, Denny Hulme se blesse gravement lors des essais des 500 miles d’Indianapolis, nouvel objectif de l’équipe. Puis lors d’une séance d’essai privée à bord d’une Mclaren CanAm, Bruce Mclaren perd le contrôle de sa voiture et s’écrase contre un mur, il est tué sur le coup. Malgré la tragédie, Teddy Mayer, propulsé patron par la force des choses, poursuit l’œuvre de Bruce Mclaren.

La saison 71 est difficile l’équipe est toujours marquée par la disparition de Bruce Mclaren, l’équipe termine à la 6e place du championnat. Puis l’équipe ce classe 3eme en 1972 et 1973.

Mclaren décroche son premier titre constructeur et pilote en 1974 avec Emerson Fittipaldi. L’équipe terminera 3e en 75, puis décrochera un nouveau titre pilote en 1976 avec James Hunt. La saison suivante, l’écurie termine une nouvelle fois sur le podium du championnat. Puis s’ensuit trois saisons de lent déclin, 8e en 78, puis 7e en 79 et à nouveau 8e en 1980. Teddy Mayer doit faire face à une trésorerie qui s’essouffle. Il vend l’équipe à Ron Dennis, patron de l’équipe Rondel Racing en Formule 2. Ron Dennis embauche l’ingénieur John Barnard qui conçoit la première Mclaren en matériaux composites plus léger. Malgré une 6e place au championnat 81, l’équipe remporte sa première victoire en 4 ans avec John Watson.

Pour la saison 1982, Ron Dennis embauche Niki Lauda en retraite depuis 1979. Mclaren termine vice-championne 82. La saison 1983 est en demi-teinte, 5e. Pour 1984, Mclaren embauche Alain Prost, qui vient d’être remercié par Renault, au côté de Niki Lauda. Équipé du bien né V6 Turbo TAG Porsche, les Mclaren aux mains de Prost-Lauda vont remporter 12 des 16 Grand Prix de la saison. Le titre pilote pour Lauda et constructeur pour Mclaren.
Mclaren-TAG Porsche réédite sa domination en 1985, mais cette fois-ci à l’avantage de Prost qui prend le titre pilote. Mclaren décrochant son 3e titre constructeur. En 1986 Mclaren-Porsche dois plier devant Williams-Honda pour le titre constructeur, en revanche Prost décroche son 2e titre pilote devant les deux pilotes Williams. Mclaren termine une nouvelle fois 2e du championnat en 87.

Pour 88 Ron Dennis à frappé un grand coup en embauchant au côté de Prost, Ayrton Senna. Fort de sa dream team et du moteur Honda, Mclaren va dominer la Formule 1 pendant quatre saisons, 88, 89, 90 et 91, titres pilotes et constructeurs. Prost est néanmoins remplacé par Gerhard Berger en 1990, l’entente entre Prost et Senna ayant volé en éclats après divers accrochages.

L’arrivée à maturité du V10 Renault chez Williams va mettre un terme à la domination de Mclaren. En 92 Mclaren, dois se contenter de la 2e place derrière Williams, puis en 93 suite au départ de Honda remplacé par Ford-Cosworth.

L’association Ford-Mclaren n’aura duré qu’une saison, Mclaren contractant un nouveau mariage avec Peugeot pour 1994 qui se soldera par une 4e place. Pour 1995 Mclaren signe avec Mercedes, c’est le début de 19 ans de collaboration.

Après trois saisons, une nouvelle fois, 4e du championnat, Mclaren et Mercedes décroche le titre constructeur en 1998 avec Mika Hakkinen qui décroche le titre pilote. La saison 1999 est plus difficile, Mika Hakkinen réussissant à conserver son titre, mais pas celui de Mclaren.

Mclaren-Mercedes termine sur le podium du championnat lors des quatre saisons suivante bien aidé par son duo de pilote Hakkinen-Coulthard, puis Coulthard-Raikkonen. Mclaren chute à la 5e place en 2004, en cause une voiture non-fiable.

En 2005 une voiture à la fiabilité encore fragile permet toute de même à Kimi Raikkonen d’être vice-champion avec 7 victoires. En 2006 Mclaren, trouve enfin la fiabilité qui fait défaut depuis deux ans, mais perd la performance, aucune victoire, une première depuis 1996.

En 2007 Mclaren signe Fernando Alonso double champion du monde et Lewis Hamilton champion en titre de GP2 séries. Les deux pilotes vont se concurrencer toute la saison. Mais la révélation d’une affaire d’espionnage entre Mclaren et Ferrari au profit de la première va conduire à l’exclusion de Mclaren du championnat 2007.

Pour 2008 Heikki Kovalainen, remplace Alonso partie. L’écurie Mclaren reste un top team toujours classé sur le podium du championnat jusqu’en 2013. À partir de la saison 2013, les relations entre Mclaren et Mercedes se détériorent, Mercedes étant également revenue comme constructeur, Mclaren accusant son motoriste de favoriser sa propre écurie. Mclaren glisse à la 5e place du championnat. Malgré la poursuite de leur collaboration en 2014, Mclaren annonce avoir signé avec Honda pour 2015.

Après l’euphorie des fans et de l’équipe à l’idée de revivre les années Mclaren-Honda pleines de succès, force est de constater que l’association entre Mclaren et Honda aura tourné à la catastrophe. Mclaren a chuté au classement constructeur et écorné son image. Honda paye son arrivée après Renault/Ferrari/Mercedes dans l’air des V6 Turbo Hybrid. Le retard accumulé étant compliqué à rattraper. À la fin de la saison 2017, Mclaren et Honda annonce leur séparation, Mclaren débutera une nouvelle « vie » avec Renault un motoriste avec qui l’équipe n’a jamais collaboré.

Mclaren a également renoué avec les 500 miles d’Indianapolis en 2017 en alignant, avec Andretti Racing, une Dallara-Honda pilotée par Fernando Alonso. Ce dernier titulaire pour l’équipe en F1 était remplacé par Jenson Button pour le Grand Prix de Monaco couru le même week-end. Mclaren a remporté la célèbre course américaine en 1972, 1974 et 1976 avec ses propres voitures (l’Indycar étant monotype depuis 2012).

Mclaren parle également d’un retour en endurance et aux 24H du Mans, une course que le constructeur a remporté en 1995 avec une McLaren F1 GTR (JJ Lehto / Yannick Dalmas / Masanori Sekiya).

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