Les artisans de l’automobile, l’Anjou en abrite un, rencontre

Notre passion du sport automobile nous pousse à chercher des pépites sur internet, ces constructeurs, ces artisans que tout le monde connaît, Enzo Ferrari, les frères Maserati, devenus de grande marque, les Jean Rondeaux dans les années 80, Henri Pescarolo dans les années 2000. Au détour d’une revue généraliste sur l’automobile, découvrir, dans son département qui plus est, un passionné, un artisan comme on en fait plus c’est magique.

C’est ce dont il nous est arrivé, notre rencontre avec Sylvain Zatta, un jeune Angevin fan des 24 h du Mans depuis tout petit. « Le week-end dernier était la 11ème fois que j’allais au 24h du Mans ! » Mais qu’à donc Sylvain de si spécial ? Il est devenu constructeur de prototype, il a construit de ses mains avec un budget dérisoire, 1 700 € !

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« La voiture est née grâce à l’accumulation de matériaux, comme des barres d’acier de toutes formes, etc. J’avais aussi deux voitures qui ne me servaient plus (Citroën BX 1.7 TD et ZX break 1.9D) et grâce à ça j’ai pu commencer à créer un début de voiture. Au fur et a mesures, j’ai réussi à la faire. Avec toutes ces pièces que j’avais dans mon stock personnel, j’ai pu avoir un coût assez faible d’environ 1 700 € (qui correspond au contreplaqué en bois, diverses pièces supplémentaires et aussi tout l’outillage nécessaire pour la réalisation). Si je n’avais pas tout ces matériaux et pièces les coûts aurait été au moins le double (l’acier est cher). » 

Seul, pendant une année Sylvain travail sur sa voiture, inspirée par la Peugeot 908, Toyota LMP1 et l’Alpine LMP2. « Le temps de la fabrication m’a pris 1 an (été 2016 à été 2017).  » La « Vanderstick LMP », du nom du commentateur des 24 h du Mans Bruno Vandestick, est née.

« J’ai donné le nom « Vandestick » à la voiture, car je voulais trouver un nom cool qui me fait penser aux 24 heures du Mans et quand je pense aux 24 heures, je pense aux voitures et au speaker. J’ai préféré donner ce nom et donner mon nom, je n’en avais pas envie. J’aurais envie de dire que le nom est plutôt quelque chose de symbolique.»

Fiche technique :
Longueur 4,70 m, largeur 1,95 m, hauteur 1.05 m, empattement 2,90 m
Motorisation : Citroën BX, 1,7 l TD (pour le moment)
Carrosserie : contreplaqué, châssis barre acier rectangulaire, boite de vitesse 5 rapports

Quand on lui demande la principale difficulté dans son projet, ce n’est pas le temps qu’il y a consacré, en plus de son emploi, de sa vie de famille, ni le coût, mais encore une fois la passion la parle. La difficulté, un simple spectateur qui produit son « proto Le Mans ».

« La difficulté était de pouvoir utiliser des pièces de voiture standard et réussir à ce que tout ça marche et que ça rentre dans les dimensions d’un prototype du Mans. L’idée de départ est que je suis un spectateur normal qui va aux 24 heures et qui rêve de construire ces fameux « LMP1 » et que malheureusement ça ne m’arrivera pas. Du coup, j’ai voulu construire une voiture qui y ressemble et espère un jour passer au moins une fois sous la passerelle Dunlop. »

Nous aussi nous rêverions de voir rouler cette voiture, construite par un passionné, une histoire qui nous ramène à la fin du XIXe siècle avec les pionniers de l’automobile comme Renault ou De Dion, ou dans les années 1930/50/60 au fond d’un garage, quelques mécanos construisaient une voiture qu’ils engageaient ensuite en Grand Prix ou en Endurance. Une époque maintenant lointaine, mais qui revît de temps à autre grâce à des gens comme Sylvain Zatta.

Faute d’homologation, d’assurance, ou de carte grise, la Vanderstick LMP ne peux pas rouler sur route bien sûr, et ne le peux pas non plus sur circuit. Sylvain recherche actuellement une solution pour pouvoir rouler sur le Bugatti un jour, son rêve. Il a bien entendu testé sa voiture sur un chemin privé, mais respectueux de la loi ça n’a pas été plus loin. Pour le moment il ne participe pas non plus à des rassemblements de voitures ancienne ou d’exception, mais l’idée est là.

« Malheureusement, je ne peux pas rouler avec sur la route, car il n’y a pas de carte grise bien évidemment et donc pas possible d’assurer non plus. C’est ce qui, pour le moment, m’empêche de rouler sur le circuit Bugatti pour les sessions de roulage des membres ACO. Je doute que l’ACO accepte de faire une exception pour moi (j’ai déjà demandé et ce n’est pas possible). Je ne fais pas de rassemblement de voitures, en tout cas pas pour le moment. »

Une chose pour nous est sur Sylvain est un constructeur de prototype LMP, nous lui souhaitons de pouvoir un jour rouler sur le célèbre circuit en ouverture de la mise en grille des 24 h du Mans, de pouvoir faire des roulages ACO sur le Bugatti, ou tout simplement d’exposer son œuvre dans le musée des 24 h. Chers lecteurs, lectrices, si vous avez une idée pour homologuer cette voiture nous sommes preneur et nous transmettrons à Sylvain. La « Vanderstick LMP », rejoint pour nous la Minardi MCJ86 Groupe C qui n’a jamais vu le jour ou encore les célèbres Pescarolo.

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